EM An "Embedded" Piece of Art

 

EM / DM ou le mythe de Protée

Création de l'ouvrage de mobilier EM - Pascale Tiraboschi - Œuvre/mouvement embarqué - L.Lignon ”Quantique EM”- 2005
L: 500 mm X 500 mm
H: + - 250 X t - vitesse moyenne : 0.37 mm/jour
Surface des modules : mousses - tissus

 

“EM_01” : An Embedded Piece of Art

Concevoir des œuvres imbriquées pour des espaces de vie, œuvres embarquées dans le mobilier et plus largement espaces d'habitations, projets pour l'architecture, ces préparations intègrent et mettent en relief les enjeux esthétiques, prototypage de l'œuvre, jusqu'à leurs développements techniques nommées EPA (Embedded Pieces of Art ) . PT 2002
La commande fut faite au plasticien, Ludovic Lignon qui prit en charge la création du mouvement spécifique à ce meuble, mouvement de nature chaotique nommé "Quantique EM" inspiré du mouvement Brownien. Véritable objet expérimental, ce meuble embarquait un mouvement/œuvre au cœur d’une structure constitué de 16 modules générant un mouvement imperceptible par l’œil ayant pour vitesse moyenne sur un an, de 0,37 mm par jour.
Ce mouvement de nature chaotique coexiste avec l'apparente fixité de l'objet et entraîne dans un mouvement vertical, du haut vers le bas (ou inversement), les surfaces de chaque module. Il s’agit d’un mouvement erratique incessant qui à une infime échelle, évacue toute notion de lenteur. Ici les éléments du hasard travaillent notre rapport à "l'objet" et nous mettent face à la contemplation d'un “insaisissable”.
Les œuvres embarquées dans l'architecture découlent directement d'un travail de mobilier nommé “EM_01” réalisé en 2004 par Pascale Tiraboschi pour l'Atelier Expérimental.
Ce mobilier constitué de 16 modules qui varie de manière imperceptible et incertaine sa surface. Ce mouvement de nature chaotique coexiste avec l'apparente fixité de l'objet et entraîne dans un mouvement vertical, du haut vers le bas (ou inversement), les surfaces de chaque module, ce mouvement s'opèrant dans l'illusion d’une immobilité à une vitesse moyenne de 0,37 mm par jour.

Il s’agit d’un mouvement erratique incessant qui, à l’échelle atomique, évacue toute notion de lenteur. Spectaculaire non plus pour une intelligence de l’oeil mais laissant la belle part qu’a notre instinct à se faire une représentation du monde.
L'évocation de la réalité d'une fonction n'ayant pas de but précis serait-elle une erreur pour l'homme, une construction naturelle encore mystérieuse pour ce dernier ou une oeuvre d'art ?
La commande fut faite à l'artiste Ludovic Lignon qui prit en charge la création du mouvement spécifique à ce meuble. Il s’agit d’un mouvement de nature chaotique nommé "Quantique EM" inspiré du mouvement Brownien (1).
Le statut particulier de cette œuvre au cœur d'un meuble reproductible vient soulever la question de son prototypage en vue de son édition.
Un ensemble fini de décisions produit de l'imprévisible, les éléments du hasard travaillent notre rapport à "l'objet" et nous mettent face à la contemplation d'un “insaisissable”.

1 De Richard Brown, un grand botaniste écossais du début du 19 ème siècle, qui s’intéressait à l’action du pollen dans la reproduction des plantes. Il a été amené, comme d’autres, à observer le mouvement irrégulier et incessant de particules de pollen en suspension dans l’eau. A priori, il s’agissait là d’un phénomène
vital. Cependant les expériences que Brown a su monter avec des particules inorganiques montrent que c’est faux. L’apport du biologiste a été de sortir le phénomène de la biologie.

 

simulation grande vitesse d'un mouvement possible - Press Play

EM_01 © 2005